La Dreamscom a pris fin ce dimanche avec la diffusion des derniers trailers des dreamers participants. Après quatre jours de stream suivis d’un week-end consacré à la diffusion des bandes annonces, l’édition 2021 a réservé quelques surprises bien que traînant parfois un peu en longueur, mais a démontré une fois encore la vitalité de la communauté. Bilan.

Le petit pantin sur son 31

Des halls ébouriffants

In game, Media Molecule a mis les petits plats dans les grands cette année avec une version survitaminée du Hall d’entrée de cette Dreamscom qui donne directement le ton. Customisation de son avatar, arrivée en train, escalators, décors foisonnants, stands dédiés aux productions Mm, petits jeux, Easter eggs… n’en jetez plus, l’entrée de la Dreamscom 2021 est un bijou comparé à l’an dernier. Les halls ne sont pas en reste, le fait de réduire le nombre de stands par hall fut une bonne décision pour booster les visuels. Et surprise, si on pouvait craindre une disparité dans la qualité des stands répartis dans les quelque cinquante halls, la très large majorité est de qualité. Drôles, intrigants, interactifs, il y en a pour tous les goûts. Bien sûr, tous ne sont pas du même niveau mais mettent en valeur, une fois de plus, la fidélité de la réponse communautaire des dreamers. Un large cran au-dessus de l’édition 2020, une franche réussite.

Ancient Dangers… un jeu Mm Originals jouable en coop

Mm Originals

Depuis Le Rêve d’Art, Media Molecule ne distribuait quasiment que des kits comme contenu “jouable”. Ancient Temple, Ancient Times, Kit Jardin, tous agrémentés de mini-jeux afin de mettre en situation les assets distribués (sans oublier quelques Rêves mettant la V.R. en scène), contenu ne suffisant pas à rassasier l’appétit des joueurs amoureux des productions du studio. L’arrivée de la gamme Mm Originals fut donc le clou de la convention avec l’annonce de deux bijoux, Ancient Dangers : A Bat Tale et Tren (retrouvez l’article par ici), réalisés par des équipes réduites du studio. Deux véritables jeux proposés par la crème des développeurs de Mm, moins ambitieux que Le Rêve d’Art mais avec les standards de qualité Mm, la gamme Mm Originals laisse à penser que d’autres productions suivront. Et on sait que le contenu Mm attire beaucoup de joueurs, ce qui bénéficie à tout le Dreamverse.

Le petit tren de John Beech… petit mais costaud

Des interviews et trailers sympathiques

Les deux streams de mercredi et jeudi furent consacrés à la diffusion des trailers, phases de gameplay et interviews des créateurs invités pour parler de leurs productions à venir. L’occasion de leur apporter un grand coup de projecteur afin d’exposer leurs concepts, process de travail. Loin de survoler l’exercice, Mm a pris le temps de creuser en détail chaque création et écouter les artistes parler de leurs œuvres. Avec le blog Impsider qui consacre quelques pages et mises en lumière du travail des dreamers via des making-of, Media Molecule semble vouloir booster l’exposition de ceux qui se cachent derrière les jeux réalisés. Un très bon point.

Beaucoup de belles présentations des créateurs cette année. Le niveau monte.

Une formule prometteuse à peaufiner

Quatre jours de stream pour couvrir l’événement, le programme s’annonçait bien chargé pour les deux pilotes des lives Tom et Jen. Mais, entre deux interviews et surtout le dernier jour, qualifié “Chill”, les deux Community Managers ont semblé devoir combler quelques moments creux qui ont un peu cassé le rythme. Le stream “Chill” en particulier, dédié à la visite du Hall in game, traîna en longueur avec le dévoilement des Easter eggs (sic). Jen remplissant la grille de mots croisés du – très joli – magazine Impsider dédié à l’exposition ne fut pas non plus des plus dynamique, laissant penser que Mm a eu du mal à remplir un programme Live de quatre jours. Difficile, dans ces conditions, de comprendre le choix de diffuser une vingtaine de trailers de créateurs hors stream, simplement sur Twitter et YouTube. Le temps ne semblait pas manquer pour leur consacrer une place dans les Live.

Par ailleurs, beaucoup de joueurs attendaient cette année une révélation finale (sur le modèle de l’édition 2020 avec l’annonce de la V.R.) jusqu’au dernier stream… qui n’annonça rien. Si on ne peut vraiment pas reprocher à Mm d’avoir voulu axer cette édition sous l’unique drapeau de la communauté, un simple communiqué en amont aurait levé toute équivoque.

Un hall de toute beauté… la Mm touch.

Dreamscom forever

Si la formule eut quelques trous d’air, Mm est cependant sur une voie pleine de promesses. Outre proposer des Halls bien plus spectaculaires que l’édition 2020, réserver plus de place aux créateurs est un excellent signal. L’attrait est bien là, connaître les dessous d’une création, les choix, les partis pris, les anecdotes est un plus pour toute la communauté et donne aux créateurs une exposition bienvenue.
Et que dire du lancement de la gamme Mm Originals, ouvrant plein de perspectives avec deux jeux d’ores et déjà très attendus. Lancement plus que réussi. La Dreamscom s’achève donc sans ultime révélation, peut-être, mais riche des bases qu’elle a su poser cette année.